Partenariat de Ouagadougou : échanges entre leaders religieux et société civile sur la Planification Familiale

Les organisations de la Société Civile (OSC) et leaders religieux affiliés au Partenariat de Ouagadougou (PO) sont en atelier de travail à Lomé. Du 1er au 03 octobre 2024, ces acteurs engagés pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive vont s’échanger les bonnes pratiques. Au cœur des discussions, la question relative à la promotion de la Planification Familiale, dont l’accès aux méthodes contraceptives modernes.
Le Partenariat de Ouagadougou compte neuf (09) pays africains. Il s’agit du Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. L’initiative est née en février 2011, à l’issue de la Conférence régionale sur la Population, le Développement
et la Planification Familiale. Plusieurs actions y sont menées afin de remédier le taux élevé des besoins non satisfaits en matière de planification familiale.
Point sur les action des leaders religieux et OSC du Partenariat de Ouagadougou
Cette rencontre régionale de Lomé, a mobilisé au total soixante-dix (70) acteurs, dont les représentants du ministère togolais de la Santé. Il s’agit pour l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO) de mettre en lumière l’apport des leaders religieux à l’atteinte des objectifs du PO.

Mme Thiaba Sembene, Coordonnatrice Société Civile PO
Aussi, ce rendez-vous permettra de renforcer la collaboration entre acteurs de la société civile, jeunes et partenaires de mise en œuvre dans le domaine de la Planification Familiale et santé reproductive.
Spécifiquement, les leaders religieux jouent un rôle très crucial dans l’atteinte des objectifs du PO.
Que ce soit la communauté musulmane, chrétienne ou traditionnelle, les participants ont grandement contribué à l’identification des besoins en matière de santé reproductive. Les parties prenantes ont partagé leur succès, défis et perspectives avec les partenaires et leurs paires.
Des foras de discussions et panels sur diverses thématiques dont les changements des normes sociales vont meubler les 3 jours de travaux.
Au final, les participants auront à identifier des activités porteuses à mettre en œuvre en faveur de la Planification Familiale dans les pays en contexte de crise.
Obstacles à l’accès des services PF, trouver des pistes solutions
Depuis sa création, le Partenariat de Ouagadougou (PO) a contribué à améliorer la santé reproductive de millions de personnes. Ceci, en facilitant l’accès à l’information et aux services de planification familiale. Cependant d’importants défis restent à relever malgré les efforts fournis par les acteurs impliqués à divers niveaux.

Docteur Agossou Abram Amétépé
Selon le Docteur Agossou Abram Amétépé, les obstacles sont plus visibles au niveau des jeunes. Le Directeur Santé Mère-Enfant au ministère togolais de la Santé et de l’hygiène Publique, évoque les facteurs qui impactent l’accessibilités des jeunes aux services PF.
« Nous avons constaté que souvent les besoins des jeunes ne sont pas totalement couverts et pour relever ce défi, chaque parti a un rôle à jouer », a-t-il fait comprendre.
L’autre frein révélé par le Docteur est le fait que, certains prestataires se comportent comme des parents plutôt que des prestataires de soins.
Toutes ces inquiétudes vont être explorées au cours des travaux pratiques et discussions. En tant que figures respectées et de confiance, les leaders religieux sont particulièrement bien placés pour influencer les comportements. De ce fait, ils pourront poursuivre leur contribution à la promotion des politiques favorables à la planification familiale.
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