Reprise des relations sexuelles après bébé : les conseils du Dr Jule Koffi SOKPOLI

Quand reprendre les relations sexuelles après un accouchement ? La reprise des rapports sexuels après la naissance d’un bébé, est une préoccupation majeure pour de nombreux jeunes parents. Durant cette période, les décisions sont souvent influencées par le contexte personnel, mais aussi par des convictions culturelles et religieuses.
Pourtant, la plupart des futurs parents ne sont pas suffisamment informés des différentes réalités liées à la sexualité post-partum. C’est le constat dressé par le Dr Jule Koffi SOKPOLI, médecin sexologue, dont les éclairages visent à guider les couples pour que l’arrivée de l’enfant ne se fasse pas au détriment de leur épanouissement intime.

Docteur Jule Koffi SOKPOLI
Les facteurs pouvant diminuer le désir sexuel après l’accouchement
D’après le Dr Jule Koffi SOKPOLI, l’accouchement implique une forte charge émotionnelle, particulièrement chez la mère dont toute l’attention se tourne vers le nouveau-né. Ce sentiment s’intensifie lorsqu’il s’agit d’une grossesse dite « précieuse ». Absorbée par son nouveau rôle, la jeune maman peut ainsi éprouver temporairement moins d’intérêt pour la vie de couple.
Les douleurs physiques constituent un second frein majeur. Les suites de couches, la cicatrisation d’une épisiotomie, d’une déchirure périnéale ou d’une césarienne rendent les rapports intimes inconfortables, voire impossibles dans un premier temps.
Sur le plan hormonal, l’allaitement joue également un rôle clé. Le spécialiste rappelle que deux hormones sont secrétées en grande quantité. Il s’agit de l’ocytocine, qui renforce le lien affectif entre la mère et le bébé et la prolactine, qui stimule la montée de lait mais entraîne une baisse de la lubrification vaginale, provoquant parfois des douleurs lors de la pénétration et contribuant à la baisse de la libido.
Appréhensions féminines et fatigue masculine
Au-delà des aspects purement physiologiques, la crainte d’une nouvelle grossesse rapprochée pousse certaines femmes à mettre la sexualité entre parenthèses. Pour y pallier, le médecin conseille de s’informer sur la méthode de l’allaitement maternel (MAMA) ou de consulter un professionnel de santé pour choisir une méthode contraceptive adaptée (planification familiale).
Si la réticence s’explique par divers facteurs chez la femme, qu’en est-il du père ? Pour le Dr SOKPOLI, le partenaire masculin traverse lui aussi des ajustements délicats. L’accumulation de la fatigue, liée entre autres, au rythme du nouveau-né, aux responsabilités professionnelles ou au stress, peut tout autant altérer le désir sexuel chez l’homme.
Le moment idéal et les alternatives à envisager selon le Dr Jule Koffi SOKPOLI
Sur le plan gynécologique, en l’absence de complications, il faut compter environ six (6) semaines (soit un mois et demi) pour que l’appareil génital de la femme retrouve son intégrité et soit prêt pour la pénétration vaginale.
Compte tenu de l’ensemble de ces facteurs, les spécialistes encouragent les partenaires à maintenir un dialogue ouvert et bienveillant, afin de trouver un rythme partagé sans pression ni culpabilité.
« Il est essentiel de rappeler que la sexualité ne se limite pas à la pénétration. Les couples peuvent échanger des baisers profonds, des caresses sensuelles, des massages ou pratiquer la stimulation manuelle ou orale », suggère le Dr Jule Koffi SOKPOLI.
Ces marques de tendresse et de complicité — pratiquées dans le respect et le consentement mutuel — peuvent reprendre dès que le couple en ressent l’envie après l’accouchement. En cas de sécheresse vaginale, l’utilisation d’un lubrifiant à base d’eau est vivement recommandée.
« L’important est de préserver ces moments d’intimité pour nourrir le couple et offrir à l’enfant un cadre familial harmonieux et épanoui. En cas de difficulté, il ne faut pas hésiter à solliciter l’accompagnement d’un professionnel », conclut le praticien.
Cette production a été réalisée dans le cadre de l’appel à contributeurs lancé par la rédaction de Bébé Trésor.
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