Maladie mentale chez les enfants : détecter facilement des signes d’alerte !

Détecter un trouble ou une maladie mentale chez les enfants semble être un exercice délicat. Contrairement aux adultes, il n’est pas facile de remarquer des symptômes probants. Ces derniers passent souvent inaperçus aux yeux des parents ou personnes en charge de ces Trésors potentiellement souffrants.
Ainsi, l’observation parentale s’avère très importante. Pour détecter facilement d’éventuelle maladie mentale chez les enfants, les parents doivent rester attentifs et informés. Ceci, dans le but de leur offrir une thérapie efficace. Dans ce numéro, l’équipe de Bébé Trésor partage avec vous, des signaux forts qu’il faut véritablement prendre en compte.
Astuces pour reconnaître une maladie mentale chez les enfants
Dans cet article, nous partageons avec vous une dizaine de symptômes qui peuvent aider les parents à détecter une maladie mentale chez leurs enfants.
Il faut préciser que les recherches se sont déroulées sous la supervision du spécialiste Kolou Valentin Dassa, Professeur de Psychiatrie à l’Université de Lomé et Stress Counselor/Psychiatrie, CHU Campus Lomé-Togo.
Les changements de comportement
Ici, il est question des changements drastiques et radicaux dans le comportement de l’enfant.
La plupart du temps, il commence à se montrer trop irritable et violent, adoptant des comportements dangereux et agressifs.
Il peut aussi se montrer menaçant et faire éclater constamment des disputes ou des querelles. Il s’agit d’une irritabilité et d’une agressivité inhabituelles et disproportionnées qui peuvent indiquer l’existence d’un trouble quelconque.
Les sautes d’humeur
Si un sentiment de tristesse dure plus de quinze jours et que l’enfant devient trop isolé et égocentrique, on doit être attentif. Par contre, si ce comportement l’empêche de mener des activités habituelles, ou influence ses résultats scolaires, on peut se retrouver face à un cas de troubles psychiques comme, par exemple, la dépression infantile.
Les difficultés à se concentrer
Il est normal que les enfants éprouvent des difficultés à se concentrer. Cependant, cette situation ne devrait pas être disproportionnées par rapport à celles des autres enfants.
Aussi, ce manque de concentration ne devrait pas affecter de façon immédiate, leur vie quotidienne et leur rendement scolaire.
Quand les difficultés à se concentrer influencent ces deux aspects (école, maison) chez l’enfant, on peut être confronté à un symptôme de trouble. Il y’a donc nécessité de prêter attention à d’autres symptômes possibles tels que la perte ou l’altération de la mémoire, ainsi que des difficultés à penser clairement ou des croyances anormales.
Une perte de poids excessive
La perte de poids excessive, les vomissements ou la perte d’appétit peuvent indiquer des troubles alimentaires. Dans ces cas, il est important d’être vigilant et demander de l’aide pour que le traitement de votre enfant, puisse commencer le plus tôt possible. En effet, l’anorexie et la boulimie peuvent avoir des conséquences très négatives si elles ne sont pas traitées immédiatement.
L’automutilation
Selon les informations, l’automation se manifeste par des coupures, des brûlures, des blessures auto-infligées non suicidaires ou d’autres comportements à haut risque.
Dans de nombreux cas, la maladie mentale peut mener à l’automutilation. En ce sens, il est conseillé d’être attentifs aux éventuelles blessures au corps (coupures ou brûlures) que l’enfant pourrait s’infliger à lui-même.
Il est très important de demander de l’aide si ce symptôme apparaît. De fait, de nombreuses maladies mentales engendrent aussi des pensées suicidaires. Alors, plus vite elles sont détectées, mieux le traitement se fera au plus tôt !
Les sentiments trop intenses
Il est normal que les enfants et les adolescents éprouvent des sentiments intenses. Cependant, s’il n’y a pas de raison et que, par exemple, l’enfant souffre d’une peur irrationnelle excessive, cela peut être le symptôme d’un trouble mental. Il s’agit de phobies ou de peurs qui interfèrent négativement avec leurs activités quotidiennes et dont l’intensité sort de l’ordinaire.
Les maux de tête et d’estomac
Alors que les adultes ont tendance à présenter d’autres symptômes comme l’anxiété ou la tristesse, les enfants peuvent exprimer certains troubles mentaux différemment. D’une part, des maux de tête ou d’estomac inhabituels ou constants peuvent être considéré comme des signes annonciateurs.
D’autre part, il est recommandé d’être attentifs pour détecter des éventuels troubles inexpliqués du sommeil. Dans tous les cas, il faut d’abord éliminer les problèmes physiques qui causent ces douleurs ou ces troubles du sommeil, avant d’explorer la piste d’une maladie mentale.
Les difficultés à socialiser
Beaucoup d’enfants sont timides, et c’est bien normal.
Cependant, ce n’est peut-être pas de la timidité, mais un trouble mental, qui empêche l’enfant d’avoir des relations normales avec son environnement.
Si la difficulté à entrer en relation avec les autres est excessive et que l’enfant évite tout contact avec d’autres enfants ou d’autres personnes ou se sent incapable d’interagir avec eux, on peut être confronté à un trouble anxieux ou à une phobie sociale.
Les altérations de la perception
Dans ces cas, l’enfant exprime qu’il voit ou entend des personnes ou des choses qui, en réalité, n’existent pas. Bien que l’imagination des plus jeunes soit illimitée, cela peut aussi être le symptôme d’une maladie mentale.
Que faire si une maladie mentale est détectée chez un enfant ?
Demander de l’aide. Si on détecte certains de ces symptômes avec l’intensité et la durée, il est préférable d’en parler à un médecin et de l’informer de l’entièreté de la situation.
On doit aussi parler à l’enseignant de l’enfant pour qu’il puisse mieux décrire si les symptômes se manifestent également à l’école ou s’il en présente d’autres.
De là, si le diagnostic est confirmé, un suivi médical ou psychologique commencera et portera ses fruits. Cependant, l’enfant doit toujours compter sur le soutien inconditionnel et l’amour de sa famille. En ce sens, on doit leur faire savoir qu’ils ne sont pas seuls, que leur problème a une solution et qu’on sera là pour les soutenir.
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William O.









