Promotion de la santé des hommes : silence radio, pourtant ils souffrent !

Qui pour promouvoir la santé des hommes ? C’est l’interrogation qui peut venir à l’esprit en se remémorant les actions intensives ayant meublé le mois d’octobre. Force est de constater une indifférence accrue en ce novembre, mois dédié à la sensibilisation autour de la santé masculine.
En effet, « Novembre Bleu » est une suite logique de « Octobre Rose » avec pour finalité de mener des actions de sensibilisation autour de la santé des hommes. Cependant, le vol de la promotion de la santé masculine peine à décoller, surtout dans les pays africains.
Santé des hommes, quand la cible ignore l’existence du Novembre bleu
Contrairement à « Octobre rose », beaucoup d’hommes n’ont pas connaissance de l’existence de « Novembre Bleu ». Une situation qui amène à relever l’inégalité entre les deux sexes en matière de santé. Autant que les femmes, les hommes soufflent de diverses maladies les concernant.
Sur un échantillon de 20 questionnés, seulement 5 hommes ont une fois avoir entendu du parler de l’initiatives « Novembre Bleu ». Parmi eux, nous dénombrons deux spécialistes de la santé, un acteur de la société civile et deux communicants.
« Novembre bleu ! oui, j’ai appris cela grâce à une recherche que j’ai eu à faire sur les journées masculines », explique Thimothée de l’ONG Alafia Jeunes. Cependant, Victor (nom d’emprunt), chef d’entreprise, avance avec l’aire étonné « ne jamais apprendre que le mois de novembre était réservé pour la promotion des maladies masculines ».
En savoir davantage sur l’initiative « Novembre bleu »
En début du mois de novembre, une capsule vidéo de quelques minutes a fait le tour du réseau social tik-tok. Titrée « 4 choses à savoir sur le novembre bleu », il s’agissait d’une œuvre du Docteur Aitchéhou Romuald Bothon. Ce dernier est chef service santé maternelle et infantile au ministère de la santé béninois.

Docteur Aitchéhou Romuald Bothon
Il est donc à retenir que cette initiative moins connue que « Octobre rose » vise à sensibiliser sur la santé des hommes en particulier sur le cancer de la prostate. Aussi, c’est une campagne annuelle qui rappelle aux hommes l’importance de prendre soin de leur santé surtout à partir de 40 ans.
Enfin, explique le pédiatre, « Novembre bleu » vise à sensibiliser sur la santé mentale des hommes et la sensibilisation du dépistage du cancer de la prostate. Ce dernier est l’une des maladies qui touche en moyenne 1 homme sur Huit.
Les statistiques révèlent qu’il est recensé annuellement plus de 1,4 million de cancers de la prostate dans le monde, faisant de la maladie le deuxième cancer le plus répandu chez les hommes.
Promotion de la santé des hommes : les médias appelés à l’action
Pour le Docteur Romuald Bothon, les médias sont à l’origine de la méconnaissance du concept « novembre bleu » dans les cultures ou pays africains. Parce que, explique-t-il, l’initiative manque de médiatisation. Et à la question de savoir ce que peuvent faire les autorités ou les acteurs pour remédier à la situation, le pédiatre des armées réponds.
« Ce n’est pas l’indifférence des hommes. Mais la politique des médias. Les autorités et les acteurs n’ont pas lancé octobre rose, c’est les médias qui savent faire et défaire à leur aise. Donc ils doivent prendre leurs responsabilité ».
La promotion de la santé des hommes, relève un lecteur de Bébé trésor, fait référence au fait qu’on doit accorder une pensée pour le bien-être des hommes et les soutenir dans des maladies physiques et morales qui surviennent plus chez eux (cancer de prostate, cancer de testicules, surmenages…).
Le comble, poursuit-il l’avènement des causes Féminines et leurs prééminences sur les problèmes sociaux et de genre, certains maux masculins ont été oubliés au détriment des maux féminins. « L’exemple la plus plausible à l’heure actuelle est que : On en parle partout d’Octobre Rose, mais presque pas de Novembre Bleu », déplore le sociologue.
Tout compte fait, l’appel vient d’être lancé. Les femmes et hommes de médias doivent prendre des dispositions et responsabilités afin de garantir l’égalité et l’équité dans le traitement des informations d’intérêt général !
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Christelle Agnindom








