« La sève parlante 2026 » : l’art africain au chevet de la planète

Du 10 au 25 février 2026, le Togo abrite la résidence artistique internationale dénommée « La sève parlante 2026 ». L’initiative vise à réunir treize (13) artistes plasticiens africains autour des questions environnementales. Il s’agit notamment de Abdias Ngateu, Francis Agemo, Patrick Kodjo, Agbowadan Jaback, Daté Kodjo Amouzou, Sarah Ndele, Soro Kafana, Sika, Barkinado Bocoum, Segson, Marius Dansou, Xolani Sivunda et Lorenzo Turra.
Les travaux de « La sève parlante 2026 » ont officiellement débuté ce mardi 10 février à l’atelier de l’artiste Daté Kodjo Amouzou, porteur du projet, à Lomé. Le thème retenu pour ces créations écologiques est : « Jusqu’à ce que la sève ne brûle ».
« La sève parlante 2026 », quand l’art s’invite dans le débat écologique
En lançant ce projet, les responsables de Amouzou Foundation Association (AFA) entendent mobiliser des artistes engagés pour repenser le rapport entre la crise environnementale et le prisme de l’art contemporain.
Selon l’artiste plasticien Daté Kodjo Amouzou, la thématique choisie fait allégeance à l’environnement, car l’urgence actuelle nécessite une attention particulière de la part de l’humanité. Au-delà des travaux intensifs de création, il est prévu des rencontres d’échanges sur les enjeux écologiques afin de permettre aux artistes de peaufiner leurs approches.
Le maître Kossi Assou interviendra également au cours d’une rencontre sur le thème : « Le rôle des artistes dans la production d’une esthétique écoresponsable », questionnant la responsabilité créative face aux défis planétaires. Dans le but d’impliquer le jeune public, l’organisation a également prévu deux ateliers au profit des enfants.
Des œuvres multiformes au service du collectif
Sculpture, peinture, assemblage, recyclage, céramique, installations, performances ou vidéo : toutes les disciplines seront convoquées. Cette diversité vise à produire des œuvres qui incarnent les défis écologiques contemporains tout en favorisant une prise de conscience collective.
« La liberté est donnée à tous les artistes de créer comme ils le souhaitent. Du son aux œuvres visuelles, ils sont libres de s’exprimer », a précisé Daté Kodjo Amouzou. À travers « La sève parlante », il faut souligner que l’art africain ne se contente plus de témoigner des maux de la terre, mais s’engage activement pour la soigner.
La résidence sera sanctionnée par une exposition diptyque le 5 mars à l’Oksana Art Space, puis le 6 mars au Ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Les recettes générées seront affectées au financement d’œuvres sociales : lutte contre le cancer infantile, santé des personnes âgées, accès à l’eau potable en milieu rural et soutien aux enfants déscolarisés.
Raphaël Azimadji
Travail Domestique Non Rémunéré au Togo : vers l’élaboration d’une feuille de route !









